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Une semaine d'excursions en train depuis Bologne

20 juin 2026

En une semaine, avec Bologne pour base à 20 mètres des quais, vous voyez sept endroits différents sans jamais changer de chambre : un jour en ville, puis Florence, Rome, Vérone, Venise, Ravenne et Modène. Tout en train, retour le soir.

En un coup d’œil

JourDestinationTemps de train (le plus rapide)
1Bologne (arrivée et première exploration)
2Florence~37 min
3Rome~2h
4Vérone~52 min
5Venise~1h15
6Ravenne~1h
7Modène~20 min

Les temps indiqués correspondent aux liaisons les plus rapides ; de nombreux trains prennent quelques minutes de plus. Vérifiez les horaires à jour avant de partir : ils changent selon la saison, le jour et les travaux sur la ligne.


Une semaine, une seule base

Sept jours de vacances signifient d’ordinaire faire et défaire la valise trois ou quatre fois. Une nuit ici, deux là, un train avec les bagages, un nouvel hôtel à dénicher chaque soir. Depuis Bologne, cela se passe autrement : vous dormez toujours au même endroit et ne changez que la destination du billet.

De Bologna Station Suites au quai, il y a 20 mètres. Vous sortez de la chambre, vous traversez, et vous voilà sous la verrière. Le train devient une sorte d’extension de la chambre : vous ne le « prenez » pas avec l’angoisse de celui qui doit arriver à la gare à l’heure, vous montez, c’est tout. Vous pouvez vous offrir le Frecciarossa de 8h00 même si vous vous réveillez à 7h30, parce qu’il n’y a aucune correspondance à calculer, aucun taxi, aucune marge de sécurité.

Cela change aussi la façon de décider. Vous n’avez pas à tout planifier depuis chez vous des semaines à l’avance. Vous vous réveillez, vous regardez le temps qu’il fait, et vous choisissez le matin même où aller. Ciel limpide ? Vérone ou Venise. Forte chaleur ? Les mosaïques de Ravenne sont au frais. Envie de marcher peu ? Modène est à vingt minutes. Le check-in autonome par code vous laisse entrer et sortir à toute heure : si un jour vous partez à l’aube pour Rome et rentrez de nuit, vous n’avez à prévenir personne ni à vous faire attendre.

Bologne, donc, n’est pas seulement une ville à voir : c’est le point d’où part toute la semaine. C’est le principal nœud de la grande vitesse italienne, là où la ligne Milan–Naples croise la Turin–Venise, et d’ici on va dans presque toutes les directions en moins de deux heures.

L’itinéraire ci-dessous est construit exprès pour ne pas vous faire courir : il ne met jamais deux destinations lointaines de suite, alterne journées pleines et journées plus courtes, et garde le jour en ville comme pause. Adaptez-le à l’ordre que vous préférez — la seule règle qui mérite d’être tenue, c’est de ne pas glisser Rome le lendemain de Venise.


Jour 1 : Bologne, prendre ses repères

Le premier jour, on ne prend aucun train. Il sert à s’installer, à comprendre où l’on est et à se faire une idée de la ville qui vous accueillera pour la semaine.

De la Via Amendola 17, le centre historique est à quelques minutes à pied. Bologne se parcourt bien ainsi, sans transports : les arcades — qui couvrent ici des dizaines de kilomètres et sont patrimoine UNESCO — vous abritent du soleil l’été et de la pluie l’hiver pendant que vous marchez vers Piazza Maggiore. Là se trouve la basilique San Petronio, l’une des plus grandes églises en briques d’Europe, à la façade restée volontairement inachevée.

De là, montez aux Deux Tours, le symbole de la ville : la Torre degli Asinelli, haute de près de cent mètres, se gravit (les marches sont nombreuses, réservez le billet). Puis une promenade dans le Quadrilatero, le dédale de ruelles derrière la place où les étals du marché vendent mortadelle, tortellini frais et parmesan. C’est le moment idéal pour goûter la cuisine qui a valu à Bologne le surnom de « la Grassa ».

Si vous voulez un itinéraire pas à pas pour cette première journée, nous en avons un dédié : Bologne en un jour, itinéraire à pied. Et si vous vous demandez combien de jours consacrer vraiment à la ville avant de l’utiliser comme base, lisez Combien de temps faut-il pour visiter Bologne.


Jour 2 : Florence en ~37 minutes

La première excursion est aussi la plus facile. La liaison la plus rapide met Bologne et Florence à environ 37 minutes : moins que ce que beaucoup de navetteurs passent dans les transports urbains. Les trains arrivent à Florence Santa Maria Novella, la gare centrale, à quelques pas du Duomo.

En une journée pleine, vous voyez le cœur de la Renaissance : la coupole de Brunelleschi et le Baptistère, Piazza della Signoria, les Offices, Ponte Vecchio et, si vous avez l’énergie, l’Oltrarno avec le Palazzo Pitti. Les Offices et la Galleria dell’Accademia (où se trouve le David) se réservent en ligne à l’avance, surtout en haute saison.

Florence mérite une journée entière bien organisée, c’est pourquoi nous lui avons consacré un guide avec le timing heure par heure et les conseils pour caser les musées sans perdre de temps : Florence à la journée depuis Bologne en train.


Jour 3 : Rome en ~2h

Rome est la destination la plus lointaine de la semaine, environ deux heures de train jusqu’à Termini. Cela se fait très bien à la journée, mais c’est une longue journée : mieux vaut partir tôt et compter un retour tardif.

L’astuce, c’est de ne pas vouloir tout voir. En une journée, on choisit un seul quartier et on le vit bien, au lieu de courir après une demi-ville. Soit le bloc Colisée–Forum romain–Palatin avec une promenade jusqu’au centre (Panthéon, fontaine de Trevi, Piazza Navona), soit le quartier du Vatican (basilique Saint-Pierre et musées du Vatican, ces derniers à réserver). Essayer les deux en un jour, c’est seulement beaucoup marcher et peu voir.

Nous l’avons raconté avec un itinéraire réaliste, sans listes impossibles : Rome à la journée depuis Bologne en train.


Jour 4 : Vérone en ~52 minutes

Après la longue journée à Rome, quelque chose de plus proche. Vérone est à environ 52 minutes de train et se parcourt presque entièrement à pied depuis la gare, dans une de ces journées détendues où l’on n’a pas à regarder l’horloge.

Le monument d’où partir, c’est les Arènes, l’amphithéâtre romain du Ier siècle au milieu de la Piazza Bra : c’est l’un des amphithéâtres antiques les mieux conservés au monde et l’été il accueille la saison lyrique, mais la visite vaut le détour à toute période. De là, le long de la Via Mazzini (la rue commerçante), on arrive à la maison de Juliette, avec son fameux balcon donnant sur la cour : le lien avec la tragédie de Shakespeare relève plus de la légende que de l’histoire, mais le pèlerinage est devenu un classique.

Le salon de la ville, c’est la Piazza delle Erbe, l’ancien forum romain aujourd’hui rempli de cafés, de palais peints à fresque et d’une fontaine médiévale. À côté, la Piazza dei Signori avec ses statues et ses palais scaligères. S’il vous reste du temps, montez jusqu’au Castel San Pietro pour la vue sur les toits et le méandre de l’Adige, ou traversez le Ponte Pietra, romain dans ses fondations. Vérone est compacte : vous y tenez confortablement en une journée sans hâte.


Jour 5 : Venise en ~1h15

À mi-semaine, l’une des villes les plus reconnaissables au monde. Venise est à environ 1 heure et 15 minutes de train et ici le détail décisif est unique : descendre à Venise Santa Lucia, la gare dans la ville sur le Grand Canal, et non à Mestre qui est sur la terre ferme et demande un autre trajet.

Vous sortez de la gare et vous êtes déjà parmi calli et ponts. En une journée, vous faites la place Saint-Marc avec la basilique et le palais des Doges, le pont du Rialto et un tour en vaporetto sur le Grand Canal, qui est la meilleure façon de la voir. Le conseil est de partir tôt, avant les grands flux, et de rentrer en fin d’après-midi.

Le guide dédié explique comment se déplacer entre vaporetti et marche, et comment organiser les heures : Venise à la journée depuis Bologne en train.


Jour 6 : Ravenne en ~1h

Ravenne est la surprise de la semaine, celle que beaucoup de voyageurs n’inscrivent pas sur leur liste et dont ils se souviennent ensuite en premier. Elle est à environ une heure de train régional (pas de grande vitesse sur cette ligne) et garde l’un des patrimoines les plus extraordinaires d’Italie.

Trois fois capitale — de l’Empire romain d’Occident, puis du royaume ostrogoth, puis de l’Exarchat byzantin — Ravenne a laissé un ensemble de monuments paléochrétiens et byzantins classés au patrimoine UNESCO. Les mosaïques sont la raison du voyage : les intérieurs de la basilique San Vitale, avec les portraits de l’empereur Justinien et de l’impératrice Théodora, et surtout le petit mausolée de Galla Placidia, où la voûte aux étoiles dorées sur fond bleu profond est l’une des images les plus célèbres de l’art tardo-antique. À ne pas manquer non plus la basilique Sant’Apollinare Nuovo, avec ses processions de figures sur fond d’or.

Il y a aussi un pan de littérature italienne : la tombe de Dante, qui mourut en exil à Ravenne en 1321 et y est encore enseveli, bien que Florence ait tenté de le récupérer pendant des siècles. Le centre est ramassé et plat, parfait à parcourir à pied : une journée suffit pour les principaux monuments sans courir.


Jour 7 : Modène en ~20 minutes

On termine tout près. Modène est à une vingtaine de minutes de train régional, si proche que vous pouvez partir tranquillement et revenir quand vous voulez : la dernière journée peut être légère.

Le centre tourne autour de la Piazza Grande, elle aussi patrimoine UNESCO avec le Duomo roman et la Torre Ghirlandina qui le flanque. Le Duomo, des XIe–XIIe siècles, est l’un des chefs-d’œuvre du roman européen, avec les reliefs sculptés sur la façade. Tout autour, une ville élégante et à taille humaine.

Mais Modène, ce sont aussi deux choses qui la rendent unique au monde. La première, c’est le moteur : à Maranello, juste à l’extérieur, se trouve le musée Ferrari, tandis qu’au centre le musée Enzo Ferrari raconte la vie du fondateur dans la maison où il est né. La seconde, c’est le goût : on y produit le vrai vinaigre balsamique traditionnel de Modène, vieilli des années en batteries de tonneaux, tout autre chose que les sauces industrielles des supermarchés. Une visite d’une acetaia, là où c’est possible, est la meilleure façon de le comprendre. Clore la semaine à table, avec un plat de tortellini ou une dégustation de parmesan et de balsamique, est un final qui vaut le voyage.

Le conseil de l’hôte : la semaine fonctionne mieux si vous gardez une carte mentale de la météo, pas du calendrier. Depuis la Via Amendola 17, je consulte les prévisions la veille au soir et je déplace les destinations en conséquence : une journée grise, je la « dépense » sur Ravenne ou les musées du Vatican, où compte l’intérieur ; le soleil, je le garde pour Vérone et Venise, qui se vivent en plein air. Avec la gare à 20 mètres, changer de programme ne coûte rien — c’est le vrai luxe de dormir ici.


FAQ

Peut-on vraiment faire sept excursions en train depuis Bologne en une semaine ? Oui, et sans stress. Toutes les destinations de cet itinéraire sont à environ deux heures de train et se font à la journée avec retour le soir. L’avantage, c’est de ne jamais changer de logement : vous dormez toujours à Bologne et partez chaque matin avec une seule valise restée en chambre.

Dans quel ordre vaut-il mieux faire les excursions ? L’ordre proposé alterne journées lointaines et proches pour ne pas fatiguer : la règle pratique est de ne jamais mettre deux destinations lointaines (comme Rome et Venise) deux jours de suite. Vous pouvez réorganiser les étapes selon vos envies, en regardant la météo, mais gardez le jour en ville comme pause au milieu ou au début.

Combien coûtent les billets de train ? Ils varient beaucoup selon le moment de la réservation. Sur les lignes à grande vitesse (Florence, Rome, Vérone, Venise), les tarifs les plus bas se trouvent en achetant longtemps à l’avance et grimpent à l’approche de la date ; pour Ravenne et Modène on voyage en régional, à tarif fixe. Mieux vaut acheter les billets à grande vitesse dès que les dates sont sûres et, là où les deux opérateurs existent, comparer Trenitalia et Italo.

Les trains rapides partent-ils des quais normaux de la gare ? Non : les trains à grande vitesse utilisent les quais souterrains de la gare AV, un étage sous le hall principal. Ils sont bien indiqués, mais prévoyez quelques minutes de plus pour y descendre. Les régionaux pour Ravenne et Modène partent en revanche des quais de surface.

Une semaine, c’est trop ou trop peu pour ce circuit ? Sept jours sont l’idéal pour bien goûter la région sans courir : vous avez une journée pleine pour chaque destination et une pause en ville. Si vous avez moins de temps, il existe des versions plus courtes du même itinéraire : voyez les excursions de 3 jours ou les excursions de 5 jours.

Puis-je visiter d’autres villes non listées ? Bien sûr. Bologne est un nœud de la grande vitesse, vous atteignez donc aussi Milan et d’autres villes à la journée. Pour une vue d’ensemble des temps et des liaisons de toutes les destinations, lisez En train depuis Bologne : Florence, Milan, Venise en une journée.


Votre base pour la semaine, à 20 mètres des quais

Sept jours ainsi ne fonctionnent que si vous dormez au bon endroit. Bologna Station Suites est à 20 mètres de Bologna Centrale : chaque matin vous sortez, vous traversez et vous êtes sur le quai, avec le check-in autonome qui vous laisse libre de partir à l’aube et de rentrer de nuit.

Découvrez nos chambres : Nos chambres. Vous avez moins de jours ? Regardez l’itinéraire de 3 jours ou celui de 5 jours. Et pour les temps de tous les trajets : En train depuis Bologne : Florence, Milan, Venise en une journée.